Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 17:11

REUNION-DEBAT

 

LE SAMEDI 26 JUIN 2010 14h-17h

 

Maison du Peuple-Salle Timbaud, Rue Saint Paul - 86000 POITIERS

 

 

LES TRAVAILLEURS DE LA PRESSE

FACE A LA RESTRUCTURATION CAPITALISTE DU SECTEUR

dessin-adel.jpg

 

 

QUELLE QUALITE DE TRAVAIL ?

 

QUELLES CONDITIONS D'EXERCICE ?

 

COMMENT REGAGNER DES DROITS ET DES LIBERTES ?

 

 

 

Animée par des de salariés du secteur de la presse (presse locale et nationale, généraliste ou professionnelle), cette réunion-débat est ouverte aux travailleurs de la presse, quel que soit leur statut, (indépendants, techniciens, pigistes, correspondants locaux, journalistes, maquettistes...) ainsi qu'aux usagers et lecteurs.

 



 

 

Une réunion débat organisée par le syndicat CNT des travailleurs de la culture de la communication et du spectacle de la Vienne

 

 

bando-cnt.jpg

 

20 rue Blaise Pascal 86000 Poitiers / 05 49 88 34 08 / ccs86@cnt-f.org / http://cnt-ccs86.over-blog.org/

 

 

 

 

 

 

 

 


Le secteur de la presse : un champion en matière de précarité ?

 

Effectivement, malgré une concurrence acharnée, la presse, avec un tiers de travailleurs précaires, se maintient gaillardement dans le peloton de tête des activités les plus précarisées. Encore ce tiers ne concerne-t-il que le "cœur de métier", c’est-à-dire les journ logo-cnt.png alistes au sens des conventions collectives, et ne prend-il pas en compte les activités dites "annexes" (informatique, secrétariat, documentation, etc.) d’une boîte.

Mais un taux de précarité élevé n’est pas le seul titre de gloire du secteur presse. Vieux briscard du contournement du CDI, la presse se distingue aussi par le nombre et la variété de ses statuts précaires, témoignant encore une fois de l’imagination dont savent faire preuve les patrons quand il s’agit de gros sous.

Car le travail précaire, c’est d’abord un enjeu financier : exigence de productivité, durée de contrat adaptée aux besoins de l’entreprise, indemnités de fin de contrat minimales voire inexistantes, rémunérations inférieures au CDI et constamment revues à la baisse, baisse ou exonération des cotisations sociales...

C’est aussi un enjeu social, notamment pour ce qui concerne le droit du travail : difficile en effet pour un précaire, le plus souvent isolé, déconnecté de la vie de l’entreprise, soumis à un chantage à l’emploi permanent, de le faire respecter - une situation d’autant plus prégnante dans le secteur presse que s’y développe le télétravail, avec ses risques d’atomisation accrue des travailleurs. Quant à la défense collective des travailleurs, si les précaires peuvent (sous certaines conditions tout de même) être délégués syndicaux ou représentants du personnel, l’exercice relève du parcours du combattant, version kamikaze.

Il est aussi un enjeu social par les divisions qu’il génère entre les travailleurs : entre CDI et non-CDI, mais aussi entre les différents statuts précaires.

C’est enfin, pour le secteur presse, un enjeu idéologique : difficile, là encore, pour un précaire, de s’opposer au contrôle de l’info, et donc de l’opinion, exercé par gouvernement et patronat, et de contester et/ou dénoncer censure et gros mensonges imposés par sa direction. Ou de s’opposer au contrôle exercé par les annonceurs et l’idéologie qu’ils véhiculent.

Vu sa redoutable efficacité comme machine à fric et comme outil de déconstruction sociale, on comprend l’engouement patronal pour le contrat précaire, quelle que soit sa forme. Un engouement tel, d’ailleurs, que pour Mme Parisot et le Medef, la priorité des priorités, c’est le fameux contrat de travail unique, en lieu et place de tous les contrats existants, un contrat précaire bien entendu.

Peut-être, alors, les travailleurs verront-ils mieux la nécessité de ne pas dissocier leurs luttes en fonction de leur statut ?

La précarité t’isole, le syndicat te renforce !

Par cnt ccs
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 16:47
tirée d'une brochure élaborée  la
C NT Communication Culture Spectacle Aix-Marseille
Syndicats Autogestionnaires de Marseille
12, Rue de l'Évêché. 13002 Marseille
Tél : 04 91 90 99 68
ccs.aix-mars@cnt-f.org
 http://cnt-f.org/sam




Après un été de grèves, de manifestations et d'actions qui
aura marqué de façon historique le monde du spectacle en
France, il reste à tirer un bilan. Cependant, c'est un enchevêtrement
de questions et de contradictions profondes qui portent
bien au-delà du secteur cinéma-audiovisuel-spectacle et qu'il
faut au préalable décortiquer. Au-delà de la revendication
concernant le retrait de l'accord signé par les partenaires sociaux
dans le cadre de l'Unedic et qui fait partie de l'ensemble des
mesures de réduction des coûts de l'assurance chômage, les travailleurs
des autres secteurs ont parfois du mal à comprendre le
sens véritable de ces luttes. Pour décrire les évènements de cet
été, il est donc indispensable de comprendre ce qu'est l'intermittence
dans la production du spectacle et ce qu'elle représente
pour la société tout entière. Le but de cet article n'est donc pas
de faire directement un bilan des luttes, mais de participer à forger
des outils d'analyse qui permettront de le faire collectivement.
Pour cela, nous allons tenter de sortir des notions d'individus
et de citoyens, pour saisir l'intermittent au travers d'un
système de production, d'échange et de représentations idéologiques
et sociales qui lui préexistent et dans et par lequel il calcule
ses intérêts et programme la réalisation de ses désirs.


Le salarié intermittent se définit lui-même au travers de son «statut ».
Or l'intermittence n'est pas un statut professionnel particulier.
L'ouvrier du spectacle est un salarié en C.D.D. quand il
travaille et un chômeur quand il ne travaille pas, comme tous les
autres ouvriers qui ne sont pas en C.D.I. (et c'est la même chose
pour les artistes). L'utilisation généralisée du terme « statut
d'intermittent » laisse entendre que le chômage fait partie du
travail, et entretient la représentation d'un rapport spécifique à
l'emploi. Si le terme de « statut » est si répandu, c'est qu'il en
existe quand même peut-être un qui n'est écrit dans aucun texte
de loi, mais se constate d'une certaine façon dans la réalité des
rapports de production et l'idée que tout le monde s'en fait.
L'idée de "statut" est intimement liée à celle de "spécificité".


Production et création

La notion de création

Avant toute chose, il est important de ne pas confondre
artiste et intermittents du spectacle. Le lecteur doit garder en tête
qu'au-delà des artistes, les intermittents sont des techniciens,
des ouvriers et quelques cadres administratifsi. Ce n'est pas la
notion d'artiste qui est déterminante dans la compréhension des
métiers du spectacle, mais plutôt celle de créativité rattachée à
une partie des métiers, mais surtout à l'objet de la production
elle-même. Un rapport différent au travail s'instaure, du fait que
ce n'est pas la notion de production qui est au centre de l'activité laborieuse,
mais celle de création.

A ce propos, il est intéressant de souligner qu'il y a, dans
l'industrie du spectacle, un renversement de la terminologie. En
règle général, le terme de producteur est rattaché dans l'industrie
à celui de travailleur (celui qui produit par son labeur, par
opposition au capitaliste qui ordonne la production et en tire profit).
Dans le spectacle c'est l'inverse : le producteur désigne le
capitaliste, celui qui réunit les financements et engrange les profits
ou les pertes. Pour ce qui est du cinéma, on parle aussi d'exploitation
cinématographique. L'exploitation cinématographique
rassemble les entreprises qui exploitent commercialement
(dans les salles de projection…) les 'uvres qui ont été produites.
C'est à ce moment là que le travail réalisé en amont est
exploité, au moment où l'intermittent n'est plus dans l'entreprise,
mais est aux Assedic où « sur un autre projet ». A partir
du moment où on quitte la création pour entrer dans l'exploitation,
il n'y a plus d'intermittence, ce sont des contrat de droit
commun, le film est un produitii. Les salles de projection n'ont
donc pas le droit de recourir à l'intermittenceiii. Il en est de
même bien entendu de toute l'industrie chargée de la production
des supports (disques, pellicules, etc.). De plus, l'emploi intermittent
n'est possible que pour certaines fonctions spécifiées
dans les conventions collectives. L'intermittence prévaut quand
la production et le travail sont considérés sous l'angle de la création.
Généralement, dans l'industrie et les services, le travailleur
perd sa vie à la gagner. Ici au contraire, nombre d'intermittents
font partie de ces salariés qui s"'investissent" dans leur travail,
s'y affirment et s'y reconnaissent individuellement. Chaque projet
est comme «une aventure» qui a un début et une fin. Il est très
fréquent que chacun participe pleinement à son niveau à la qualit
é et à la réussite du produit, et s'y implique personnellement4.
Cependant, il existe des différences notables dans le rapport au
travail et dans l'expression des revendications entre ceux dont la
fonction a une forte dimension créative ou d'encadrement, et
ceux dont le travail consiste essentiellement à accompagner
techniquement l'acte de création, ou se limite à l'exécution de
certaines tâches.

Une spécificité pas si spécifique que ça

L'argument "créatif" et l'introduction de la notion de projet
dans le management, a vocation à s'étendre au-delà du spectacle
avec ses corollaires : flexibilité, précarité, investissement personnel
dans l'entreprise, management participatif, motivation,
intégration du chômage, inégalités salariales astronomiques et
partage des risques. C'est ainsi que les fameuses spécificités du
secteur se retrouvent dans d'autres branches d'activité de maniè-
res diverses et diffuses. Elles se retrouvent d'une part dans les
secteurs et les métiers où il est aussi d'usage constant de ne pas
recourir au C.D.I., et d'autre part dans un certain nombre d'entreprises
et pour certains métiers où l'investissement personnel
est important, comme l'informatique et le multimédia (souvenons-
nous des start-up), la publicité, la presse et l'édition, la
communication en général… Comme le dit Pierre-Michel
Menger à propos du "travail de création" :
« Les gains de productivité, les capacités d'innovation et les bénéfices de l'implication
complète du travailleur dans son activité ont pour
dénominateur commun l'engagement et l'enrichissement des
connaissances, d'où sourdent les deux espèces dinnovation
dont le capitalisme fait depuis longtemps le moteur de son
expansion : l'innovation incrémental par accroissement et
réorganisation continuels des savoirs, et l'innovation radicale,
destructrice des savoirs et savoir-faire passés. Dans ce tableau,
les industries de haute technologie, les activités d'expertise juridique,
financière et gestionnaire, la recherche scientifique fondamentale
et appliquée, le secteur de l'information et les industries
de création forment une avant-garde, avec ses sites et ses
vitrines (les « villes monde » comme Londres, New York, Los
Angeles, Paris, Berlin, Tokyo, Shanghai...), sa doctrine organisationnelle
(...) et sa philosophie du travail fondée sur l'individualisation.
(…) D'une part, l'activité y repose sur l'engagement
productif (…) à des niveaux d'implication qui font réguliè-
rement des individus les plus créatifs de véritables « drogués »
de leur travail. D'autre part, dans les formes les plus valorisées
de l'activité, les ressources de créativité ne peuvent être mobilis
ées qu'au prix d'une dislocation partielle des routines : l'engagement,
l'ntensité de l'effort, la motivation et la réflexivité ne
peuvent être mis au service d'un tel processus de travail que
parce que celui-ci demeure, pour une part significative, impré-
visible et en cela porteur de nouveauté. Ces qualités supposent
donc de pouvoir déployer ce que Kant appelait le libre jeu des
facultés individuelles, hors de la tyrannie asservissante des fins
utilitaires.»
[Idem note 6 ]

Des valeurs mises au service du Capital

Créativité, implication personnelle, indépendance, motivation,
passion pour son travail, arts et culture, sont des valeurs
hautement positives que nul ne songe même à combattre. Et ces
notions sont associées à l'idée du "statut d'intermittent"
 Maisde quoi parlons-nous quand nous parlons d'intermittence ?
Lorsque ces valeurs sont mises au service des profits capitalistes
et de l'Etat. C'est ce que nous allons essayer de comprendre.
Cet article vise à replacer le combat que nous menons dans la
réalité matérielle des rapports de classe que tente d'occulter
l'idéologie corporatiste des arts et du spectacle.

Par cnt ccs
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 15:20
COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le lundi 2 novembre 2009
LES SALLES DE CINEMA VONT MAL !

Pour manifester leur vive inquiétude auprès des pouvoirs publics face à leur situation
économique dégradée, les 2100 cinémas de France s’unissent pour une opération
symbolique en éteignant leurs enseignes lumineuses le mercredi 4 novembre de 18h à 19h

Les salles de cinéma souffrent de difficultés économiques structurelles, aggravées par la nouvelle
chronologie des médias

Les salles de cinéma ont investi près de 2 milliards d’euros en moins de 20 ans. Ces investissements
ont été le facteur déclenchant de la relance de la fréquentation qu’a connu la France à partir de
1992. Cette croissance des entrées a profité en tout premier lieu aux films français dont les entrées
ont plus que doublé depuis 1992 (+112%) contre une augmentation de « seulement » 23% pour les
films américains et de 62% pour le total des entrées confortant les salles de cinéma dans leur rôle de
premier contributeur de la filière cinématographique.

Cependant, ces investissements se sont effectués au prix d’équipements coûtant de plus en plus cher
non seulement à construire et mais aussi à exploiter. Le coût de la construction d’un fauteuil a ainsi
augmenté de 87% en 10 ans, tandis que le prix du billet, contrairement à une idée reçue, n’a
augmenté lui que de 11%, bien moins que l’inflation sur la même période (19%).

Le taux de taxe sur le prix du billet (TSA) de 10,72% est deux fois plus élevé que celui de la taxe
appliquée aux chaînes de télévision et cinq fois plus élevé que celui du DVD et de la vidéo à la
demande (VOD).

A la suite de la Loi création et Internet (Hadopi) et de la nouvelle chronologie des médias, la durée
d’exclusivité d’exploitation des films par les salles de cinéma est désormais amputée du tiers (réduite
à 4 mois) voire de moitié, et l’équilibre économique des salles déjà précaire est ainsi
considérablement fragilisé. Dans ces conditions, de plus en plus salles ne sont plus en mesure de
faire face aux échéances.


La situation économique difficile des salles de cinéma remet en jeu la création cinématographique
et l’animation culturelle et sociale du territoire.

Maillon essentiel de la création cinématographique, les salles de cinéma reversent 50% de leur
recette aux ayants droit contre 20% pour la vidéo, 9% pour Canal + et 3,2% pour les chaînes en clair.

Quand on sait que les films français ont une part de marché de 45,4% dans les salles de cinéma
contre 22% pour la vidéo, les difficultés économiques que rencontrent les salles ont un impact direct
sur la création cinématographique de notre pays.

Les salles de cinéma sont également un pôle majeur d’animation culturelle et social des villes : elles
sont bien souvent le seul lieu qui reste ouvert 365 jours sur 365 et la seule façade illuminée des
centres villes. La France dispose du premier réseau d’Europe et du 3ème parc au monde (2100
établissements, 5400 écrans). Les salles contribuent au caractère d’exception culturelle de la France.

Des mesures de rééquilibrage nécessaires pour rétablir une situation économique équitable

Des mesures rétablissant une situation à nouveau équitable doivent maintenant être prises sans
délai par les pouvoirs publics pour assurer la pérennité des salles de cinéma. Voici les mesures qui
doivent être prises de toute urgence :

- une baisse à 45% du plafond des taux de location des films actuellement fixé par la loi à 50%
- des mesures fiscales (exonération sectorielle de la taxe professionnelle, crédit d’impôts)

Si les pouvoirs publics ne prennent pas en compte ce cri d’alarme et n’agissent pas très vite, les
salles de cinéma ne pourront survivre.


A propos de la FNCF
La Fédération nationale des cinémas français est l’union des syndicats d’exploitants de salles de
cinéma qui regroupe l’ensemble des établissements cinématographiques et des écrans français. Elle
est présidée par Jean Labé.
Par cnt ccs
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 11:21

CULTURE - Ils seront tous en berne symbolique, à partir de 18h, ce mercredi, pour manifester leurs inquiétudes sur les difficultés économiques du secteur...

Les enseignes lumineuses des cinémas français seront éteintes durant une heure, ce mercredi soir entre 18 et 19h. Une heure de noir pour alerter le public sur les difficultés que traverse les exploitants.
 
Selon la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français), les «difficultés économiques structurelles» vont être aggravées par la nouvelle chronologie des médias, qui raccourcit le délai entre la sortie des films en salles et leur publication sur DVD (4 mois désormais, contre 6 mois auparavant).

La FNCF pointe le partage d'un billet de cinéma. Alors que les exploitants doivent reverser 50% du montant aux ayants droits des films, les éditeurs vidéo (comme les sites de VOD par exemple) ne reversent que 20%. La fédération demande que diverses mesures fiscales soient rapidement prises, sous peine de voir fermer de plus en plus de salles.
S. C.

source : 20mn
Par cnt ccs
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 18:34
Par cnt ccs
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